mercredi 9 juillet 2008

Le casoar à casque

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Cette semaine, la "bestiole d'Australie" sera un animal aussi bizarre que ses prédécesseurs ; un animal que les féministes devraient prendre pour emblême : le Casoar à Casque.

On a déjà eu l'animal macho avec l'Antechinus (bien qu'il s'agisse d'un sacrifice brave de l'être masculin, il est vrai qu'on a déjà fait plus héroïque), alors pour rééquilibrer les choses, je prends son opposé (cette photo étant la meilleure que j'ai prise d'un casoar, je vous en mets une autre de wikipédia pour avoir un meilleur aperçu de la bête).

Le casoar, c'est cette sorte d'autruche, qui peut faire jusqu'à 1,80 m et 70 kg. On comprend rapidement le pourquoi du "à casque" quand on voit ce truc sur sa tête. Ca mange un peu de tout (des serpents, des fruits et légumes ...) et c'est un animal qui possède toute la finesse d'esprit d'une poule, c'est vous dire son intelligence. Les aborigènes le chassaient en tendant des cordes sur ses lieux de passages favoris. Après cela, ils lui faisaient peur, lui se mettait à courir et se prenaient la corde à pleine vitesse, ce qui le décapitait ! (Les aborigènes chassaient aussi l'émeu de cette manière).

Chez les casoars, c'est clairement Madame qui porte la culotte ! Venu la saison des amours, c'est la femelle qui va se choisir son mari. Après cela, elle pond 4 oeufs et va se chercher un autre mâle.
C'est donc le mâle qui reste avec les oeufs, qui les couve, et qui élève les petits pendant un an, ou plus. Un bel exemple d'émancipation de la femme ! Voila peut-être l'explication du fait que l'espèce soit menacée : ne jamais confier ce genre de choses aux hommes.

Pour la petite anecdote, les élèves de l'école Saint-Cyr en France ont adopté leur chapeau sous Napoléon III, en même temps que le premier casoar arrivait en France. La ressemblance des plumes à fait que le chapeau de Saint-Cyr a été surnommé "le Casoar", nom qu'il porte toujours actuellement.

 

 

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lundi 7 juillet 2008

Télé en Australie

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J'ai enfin eu ma ptite télé, et elle marche. Vous avez pu en avoir un aperçu avec le State of Origin. En voici un aperçu, vue de mon lit (ça fait pas très chaleureux comme ça, ça l'est un peu plus en vrai).

Bon, la joie de la découverte une fois passée, rien de transcendant à avoir la télé en Australie.

Les bons côtés :
- Le sport. Ils rediffusent souvent le rugby league, rugby union, football australien, les matchs de l'euro (à 4h45 du matin), mais avec des résumés à des heures décentes, Wimbledon en direct ...
- Les séries : ils diffusent un épisode de Friends tous les soirs à 18 heures, ils ont les derniers Desperate Housewives (pour celles (ceux ?) qui regardent) et un bon paquet de séries américaines peu après leur sortie là-bas.
- La V.O : forcément, tous les films anglais restent en anglais, mais même les films français (il y en a pas mal, mais que des trucs inconnus), allemands ou turcs restent dans leur langue d'origine !

Les mauvais côtés :
- Ils ont toutes les stupidités qu'on a en France, avec des variations de noms. Ils ont Big Brother (notre Loft Story), les émissions de télé-réalité, les talk shows où je ne comprends rien (les jeux de mots en anglais, c'est pas encore ça !), les émissions où des japonais se jettent dans l'eau (quoique c'est rigolo ça !)...
- La pub. Ils ont de la pub toutes les 5 minutes. Par exemple, un épisode de Friends dure normalement 20 minutes. Ils mettent 3 ou 4 pages de pub, et le tout dure 40 minutes ; affreux ! Et leurs pubs sont encore pires que celles qu'on a en France ; toutes stupides ... Pendant les matchs, ils arrivent à caser des courtes pubs pendant le match.

Tout ça, ajouté au fait qu'une télé dans sa chambre ne permet pas d'échanger grand chose avec ses collocs, fait que je ne regarde finalement pas beaucoup la télé.

 

 

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samedi 5 juillet 2008

Elle a emménagé

Comme le dit si bien le titre, j'ai une nouvelle colocatrice ; Elle a emménagé avant-hier. Elle est Canadienne (anglophone), et Elle est étudiante en sociologie appliquée (ou plus ou moins un truc comme ça ...). Mais qui est Elle ?
Eh bien, c'est Elle. "C'est comme vous Monsieur Pignon, vous vous appelez François, c'est juste. Eh bien Elle, c'est pareil, c'est juste son prénom".
Au cas où vous ne l'auriez toujours pas compris, elle s'appelle en effet Elle (un raccourci de Ellicia).

La grande question est donc devenue : quelle est son nom de famille ? On a bien sûr pensé à Moutkohl, Et-vire (avec 0% de matière grasse), Issémoune, Ementaire (mon cher Watson), Hicoïde, Ectionlégislative ... j'en passe, on pourrait en faire une longue liste. Un vrai plaisir de parler de cette colloc. Et en plus, je ne sais même pas la réponse.

J'ai aussi un autre colocataire, qui vient du Bengladesh. Super sympa, vachement cultivé, il est étudiant en restauration, et parle un anglais proche du parfait. Il a un nom qui ressemble phonétiquement à "Marange". Il m'a aussi fait prendre conscience que finalement, que sait-on du Bengladesh ? Le nom de la capitale, apprise dans un moment de désarroi, et quoi d'autre ? Ils sont quand même 150 millions de personnes là bas, et ils sont loins d'être tous en guenilles à chercher de la nourriture après que l'ouragan ait détruit leur hutte de pêcheur (des clichés ? noooon).

Tout ça porte à 5 le nombre de personnes dans la maison, et il reste encore 3 chambres disponibles. Du fait de ce nouvel arrivage, on discute entre 2 et 3 heures par soir, et vu qu'il y a des gens qui savent vraiment parler anglais, ça fait progresser rapidement. L'objectif "Totally Bilingual" est en bonne voie !
Affaire à suivre ...

Mise à jour : Mon colloc s'appelle en fait Meraj, et l'anglais est une langue officielle du Bengladesh, d'où l'anglais parfait !

vendredi 4 juillet 2008

State of Origin

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Mercredi se jouait en Australie la finale du State of Origin. C'est une compétition qui regroupe chaque année les deux meilleurs équipe du monde de Rugby League (ou Rugby à XIII) : le New South Wales (l'état de Sydney) et le Queensland (l'état de Brisbane).

Les deux équipes jouent 3 matchs, et celle qui en remporte 2 gagne le tournoi.

Mais d'abord, qu'est ce que le rugby league ?

Pour les initiés :
C'est ce qu'on appelle le rugby à XIII. Ca ressemble à notre rugby à nous, avec deux joueurs en moins, pas de soutien au porteur du ballon (donc pas de regroupement), interdiction de disputer la balle au joueur plaqué, mêlées simulées et touches jouées en coup-francs. A chaque fois qu'un joueur est plaqué, on repart en coup-franc de l'endroit d'où il a été plaqué. Mais comme l'équipe en possession ne peut du coup quasiment pas perdre la balle (comme les plus fins observateurs l'auront remarqué), ils n'ont droit qu'à 5 essais pour franchir le rideau adverse, après quoi ils sont obligés de se débarrasser du ballon par du jeu au pied.
Avec ce mode de jeu, tous les postes sont équivalents à peu de choses près, pas de gros et de trois-quarts, juste deux rideaux qui s'affrontent.
Les essais ne valent que 4 points, les transformations et pénalités, 2 points et 1 petit point seulement pour les drops.

Pour les non-connaisseurs :
C'est encore plus brute que le rugby qu'on connaît ; moins de subtilités, les joueurs savent à peine faire des passes (sans exagérer, même en équipe 2 de l'INSA on en fait des mieux que ça !), et en gros, ils prennent le ballon et ils se foncent dans le lard : très plaisant à regarder.

Le Rugby League est populaire en Australie, et quasiment nulle part ailleurs, ce qui explique que ces deux équipes régionales soient capables de battre la Nouvelle-Zélande en Rugby League. Pour le State of Origin, les joueurs partis jouer un peu partout en Australie reviennent dans leur état natal (d'où le nom du tournoi) pour affronter le vieil ennemi.
De l'avis d'une majorité d'Australiens, les deux premiers matchs sont truqués (ce n'est arrivé qu'une fois en 25 ans qu'une seule équipe remporte les deux premiers matchs) pour donner de l'intérêt au vrai match, le troisième, qui décide du vainqueur de l'édition.

Après un match à suspense, le Queensland a fini par gagner 18-10 face au New South Wales, créant l'émoi dans tout Brisbane.


Voilà pour vous donner un aperçu une petite vidéo que j'ai prise en filmant ma télé.

Note : le rugby tel qu'on le connaît (à XV) est un peu moins populaire en Australie, mais reste quand même un de leurs sports favoris. Ils appellent ça le Rugby Union.

 

 

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mercredi 2 juillet 2008

L'antechinus


Voilà l'animal dont personne n'a jamais entendu parler ...  Et pourtant lui aussi a son lot de bizarreries.

Cet animal est aussi connu sous le nom de souris marsupiale. Et du coup, vous vous dites : " Ah oui, souris marsupiale, bien sûr. C'est bien connu !" Et ce qui est bien, c'est que je serais incapable de les distinguer d'une musaraigne de chez nous (la photo n'est pas de moi d'ailleurs).

Cette petite bête se comporte presque exactement comme une souris, mais toute la particularité réside dans la vie sexuelle de ces petites bêtes. Prenons, pour bien comprendre, la vie d'une des ces petites bêtes depuis le début.

Bébé Antechinus vient au monde au printemps (donc en septembre en Australie). Il a beau demander où est Papa Antechinus, il ne voit que des Mamans Antechinus. Bébé Antechinus grandit donc tranquillement, trouvant de la nourriture en abondance. Quand il devient adolescent (vers 9 mois), Monsieur Antechinus a des poussées d'hormones, et se livre avec ses congénères femelles à des activités sexuelles débridées. Pour cette occasion, les femelles ont construit des grands nids pour se livrer à ses orgies communautaires. Mais le jeune Antechinus met tant d'ardeur à la tâche qu'au bout d'un mois, il meurt, épuisé et gêné par des testicules enflées ... Et c'est ainsi que 2 mois plus tard, pour le printemps, les femelles pérpétueront le cycle de la vie, commémorant le courageux sacrifice de leurs compagnons.

Ce comportement très étonnant pourrait être expliqué par l'éventuel manque de nourriture. L'espèce ne comportant que les femelles pendant l'hiver, donc la moitié des individus, aurait donc plus de nourriture et plus de chance de survivre. Encore une des bizarreries de la nature australienne.

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