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lundi 27 juin 2011

Indonésie : les Gili Islands, coin de paradis

Gili-beach.jpgPour en finir avec l'Indonésie (il faut suivre un peu, je vous l'accorde...), je vais vous raconter mes 3 derniers jours indonésiens. 


Imaginez 3 petites îles de sable blanc, avec des palmiers dessus.

Imaginez une plage immense de sable fin, tout aussi blanc. Imaginez des coraux et des petits poissons multicolores à quelques mètres du rivage. Imaginez des tortues de mer qui viennent nager en dessous de vous entre les îles.

 

Ensuite, imaginez que pour plus de calme, tous les véhicules à moteurs soient bannis de l'île, et que les gens se déplacent du coup en calèche et en vélo, et qu'il faille une demi-heure pour faire le tour de la plus grande île.

 

Gili-plage.jpg

Imaginez que, le soir, vous alliez manger au restaurant sur la plage, seulement éclairée de la lune et de quelques chandelles. Que, pour manger, vous n'ayiez qu'à choisir votre poisson pêché le jour même, et qu'on se charge de vous le faire griller au barbecue.

 

Imaginez enfin, qu'après une journée passée à plonger et à lézarder sur la plage, vous alliez vous coucher dans un bungalow sur pilotis entièrement construit en bambous, en attendant que le soleil et le chant des oiseaux vous réveille le lendemain matin. 

 

Gili-Bungalow.jpg

Si vous arrivez à imaginer ça, alors vous devriez avoir une petite idée de mes 3 derniers jours en Indonésie, sur les Gili Islands... Mais bien sûr, c'est mieux en vrai...

 

Gili-reve.jpg

lundi 6 juin 2011

Indonésie : les varans de Komodo

varan-de-komodo.jpgUn vol dans un petit avion m'emmène jusqu'à l'île de Florès, dans un aéroport international, dont le seul équipement est une échelle à roulette pour descendre de l'avion. L'aéroport est tellement grand qu'il n'y a même pas un guichet pour acheter le vol retour...


A 500 mètres de là, Luabanbaju est un petit port de pêche coincé entre la jungle et la mer. Peu développé, assez pauvre, la seule raison qu'on les touristes d'y venir est qu'il s'agit du point de départ pour le Parc National de Komodo, seul lieu au monde où vivent les varans du même nom (vous comprenez alors facilement la raison qui m'a poussé à aller explorer ces contrées reculées).

 

Les varans, ou dragons de Komodo sont des énormes lézards. Enormes, cela signifie que les adultes font de 2 à 3 mètres de long, et pèsent 70kg en moyenne (le plus gros spécimen connu, détenu en captivité, pesait 166 kg). Ca fait déjà du bon lézard...

 

varan-repas.jpg

Ces charmantes bestioles sont carnivores, et peuvent manger jusqu'à 80% de leur poids en un seul repas. Les factures de leurs courses à Carrefour étant de ce fait très élevées, les varans qui touchent le RSA se serrent la ceinture et peuvent se contenter d'une dizaine de repas par an.

 

Bien que ce ne soient pas de grands chasseurs (ils dépassent difficilement les 20km/h en vitesse de pointe, pas de quoi effrayer Usain Bolt), les varans de Komodo disposent d'une arme bien plus redoutable : l'absence de brosse-à-dent.

En effet, des générations enitères de varans ne s'étant jamais brossé les dents, les morsures de varans sont chargées de bactéries diverses et variées. Une fois mordue, les victimes (principalement des buffles, comme sur la photo, et des cerfs du Timor) voient la plaie s'infecter, jusqu'à en mourir une à deux semaines plus tard. Pendant tout ce temps, les varans traquent la bête, jusqu'à ce que, trop faible, ils lui sautent dessus pour la dévorer joyeusement (oui, la nature est cruelle).

dragon-de-komodo.jpg

Ils se nourrissent aussi de singes, de crabes, de souris... et de bébés varans. Ce qui explique que les bébés varans grimpent dans les arbres juste après leur naissance, pour éviter de se faire dévorer par leurs aînés, se nourrissent d'insectes et d'oiseaux, et en redescendent vers l'âge de 2 ans, lorsqu'ils sont trop gros pour se faire manger. Et trop gros pour remonter dans les arbres. A défaut d'être cruelle, la nature est bien faite...

 

D'après notre guide, un local armé d'un bâton fourchu "au cas où", les varans de Komodo ne s'attaquent généralement pas à l'homme. On dénombre toutefois quelques rares cas mortels d'attaques de varans sur l'homme, le dernier datant de 2007. 

 

A un moment presque disparus, on compte aujourd'hui un peu plus de 3000 dragons, pour la plupart dans les 4 petites îles inhabitées du parc de Komodo. Cependant, et c'est un signe encourageant, des varans de Komodo commencent à être observés dans certaines régions côtières de l'île de Florès, et occasionnellement sur d'autres petites îles.

mardi 31 mai 2011

Indonésie : Bali, entre hindouisme et animisme

temple statueSur le papier, les Balinais sont hindous.

 

En effet, ils croient en Vishnou, Shiva et Brahma, et ils ont un système de castes.

Ce système de castes est omniprésent dans la société balinaise, au point de structurer le langage tout entier. Le dialecte Balinais comporte 5 niveaux différents de langage : un pour parler aux gens des castes inférieures, un pour parler aux castes supérieures, un pour parler lorsqu'on ne connaît pas encore la caste de son interlocuteur, un pour parler des étrangers, et un pour s'adresser à la caste la plus haute. Ces différents niveaux de langage entraînent de tels changements dans la langue que les 5 niveaux sont pratiquement des langues différentes.

temple offrande

Et hélas, vous vous en doutez, la mentalité des castes est à l'origine de nombreuses discriminations, aujourd'hui encore difficiles à dépasser.

 

En revanche, au delà de ces principes, les Balinais sont très largement animistes. Ils croient en effet que les objets comme les éléments naturels sont incarnés par des esprits, dont il convient de s'attirer les faveurs en faisant des offrandes quotidiennes. 

Tous les jours, les Balinais (enfin, surtout les Balinaises) offrent quelques fleurs, de l'encens, quelques fruits, et parfois des biscuits aux dieux, aux esprits et aux démons (qui, malgré le fait qu'ils soient mauvais, ne sont quand même pas des flèches : tu leur mets un bout de pastèque, et ils battent en retraite). 

Les offrandes sont omniprésentes : on fait des offrandes devant sa parcelle de rizière pour éviter les mauvaises récoltes, devant la porte d'entrée, devant sa chambre, dans sa voiture, aux carrefours pour éviter les accidents (dans l'esprit des Balinais, ça marche beaucoup mieux qu'un feu ou un stop).

Et toute la société fonctionne sur ce principe : si quelque chose se passe mal, c'est que l'on n'a pas fait assez d'offrandes aux esprits. 

 

temple de la mer

Cela donne lieu à quelques rituels surprenants : lors d'un enterrement, il convient de ballader le corps du défunt en voiture, en suivant assez rapidement un parcours très compliqué, pour perdre les mauvais esprits avant d'emmener le corps au lieu de sa crémation, tandis que dans la voiture de tête, des musiciens jouent des percussions pour leur faire peur (et en effet, la musique a de quoi effrayer même les esprits les plus résistants).

Une fois les mauvais esprits semés, on peut tranquillement brûler le corps, de manière à libérer son âme pour repartir dans le cycle des réincarnations, sans oublier de refaire des offrandes, pour les dieux cette fois-ci (il ne faudrait quand même pas se retrouver dans un corps de cafard).

 

temple falaise

Les temples, présents dans chaque coin de rue, dans chaque jardin, sont généralement de simples lieux pour faire des offrandes, parfois décorés de statues complètement déjantées. Les temples dédiés aux volcans, ou à l'esprit de la mer, sont plus important que les autres, et sont placés dans des lieux de toute bôôôté. Et chaque temple a ses superstitions, toutes plus originales les unes que les autres.

 

Sur ce, je vous laisse, je m'en vais faire préparer mes offrandes aux esprits d'EDF, de ma banque, plus quelques autres...

samedi 28 mai 2011

Indonésie : Bali, des plages aux rizières

bali plageBali est une île volcanique plutôt petite. 130 km de large sur 85 km de haut, et pas moins de 3 volcans partagent l'île avec ses 3 millions d'habitants.

 

Cette géographie un peu particulière a entraîné un climat très varié, malgré la faible étendue des terres.

 

Près des côtes, le temps est absolument parfait. Pendant la saison sèche (en ce moment), il fait beau tous les jours, pas encore trop chaud, et la mer est à une température tout à fait acceptable ; 25°C environ -presque froid par rapport aux Emirats...

 

les preuves

Tous les grands hôtels sont quasiment sur la plage, ce qui m'a permis de développer mes compétences dans un domaine que j'affectionne tout particulièrement, l'infiltration dans les piscines de luxes (rappelez-vous...).

Le jeu consiste à se faire passer pour un client de l'hôtel, pour pouvoir se baigner dans les magnifiques piscines à débordement avec vue sur la mer, bar dans la piscine... Pour cela, il faut arriver léger, déjà en maillot de bain, avec une serviette qui fait un peu "hôtel" (éviter la serviette avec un drapeau de l'Australie, ou la serviette Ikéa, par exemple), avoir l'air sûr de soi, et faire touriste (un appareil photo en bandoulière, des tongues, des lunettes de soleil - parler anglais avec un fort accent anglais est un avantage certain).

Sans vouloir me vanter, je commence à devenir assez bon (comme vous pouvez le constater sur la photo)...

 

jatiluwih

Bali est également un paradis pour les surfeurs (enfin, les bons surfeurs). On en voit quasiment sur chaque vague. Inconvénient du développement touristique de l'île, les zones côtières commencent à être très touristiques, donc chargées en gros anglais et en vendeurs peu scrupuleux.

 

A l'intérieur des terres, on change de pays. Il pleut très régulièrement, les villages sont plus petits, les touristes s'aventurent moins, et les habitants cultivent les rizières en terrasse qui grimpent sur les flancs des volcans. 

Les paysages sont grandioses, les couleurs vives (surtout le vert), et la végétation luxuriante. Les villages semblent engoncés dans la jungle aux arbres immenses, bref, c'est fabuleux.

Les rizières de Jalituwi (en photo) ont même été récemment classées patrimoine mondial de l'Unesco.

 

riziere bali

Pour se déplacer, on avait loué une petite moto. En effet, malgré la petite taille de l'île, le mauvais état des routes et les embouteillages rendent les déplacements extrêmement lents : il ne faut pas moins de 3 heures pour aller du Sud au centre de l'île, pour une moyenne impressionnante de 30km/h environ.

mardi 24 mai 2011

Direction Indonésie

Deux semaines après, donc, me voila revenu d'Indonésie. 


Déjà, j'ai découvert que l'Indonésie, c'était vachement grand. Sûrement parce que c'était un coin que je n'avais jamais pris le temps de vraiment regarder sur la carte du monde...

 

Ce pays accroché sur l'équateur est composé de plus de 17000 îles, dont seulement un peu plus de 6000 sont habitées. La taille de ces îles va de la taille de la France (pour la partie Indonésienne de Bornéo, la plus grande île du pays) à quelques mètres carrés pour de tout petits îlots décorés d'un cocotier et d'une plage de sable blanc.

carte.jpg

En tout, l'Indonésie fait plus de 5000 kilomètres d'Est en Ouest (c'est 1/8e de la circonférence de la Terre) : et vu que c'est une multitude de petites îles, volcaniques pour un grand nombre, se déplacer d'un point à l'autre est terriblement long.

Je me suis donc limité à une toute petite partie de l'Indonésie, confinée entre l'île de Java et les îles de Flores, à savoir Bali, Lombok, le parc national de Komodo, et quelques îles microscopiques dans la région. Sur la carte à droite, vous avez l'Indonésie en vert, et le cercle rouge représente la zone dans laquelle j'ai vadrouillé pendant 2 semaines.

 

Côté culture et religion, je n'ai pas été complètement dépaysé par rapport aux Emirats, puisque l'Indonésie est un pays musulman. C'est même le plus grand du monde, avec ses quelques 240 millions d'habitants. J'ai donc pu entendre le chant mélodieux du muezzin rythmer mes journées indonésiennes.

Seule exception dans ce paysage, Bali est à 97% hindouiste. Mais dans ce pays, Islam et Hindouisme ont été arrangés à la sauce locale, et sont fortement teintés d'animisme (les gens font des offrandes aux démons, aux esprits et aux dieux tous les jours), et d'autres traditions ancestrales, ce qui en fait un mélange plutôt unique et vraiment original.

 

Au programme de ces deux semaines, et détaillés dans les prochains articles, vous aurez donc droit à :

- Bali, des plages aux rizières

- Bali spirituel : entre Hindouisme et Animisme

- Komodo : à la recherche des varans

- Les Gili Islands : petit coin de Paradis

- Un jour à Kuala Lumpur.

lundi 9 mai 2011

Indonésie

J'ai décollé hier soir des Emirats Arabes Unis en direction de l'Indonésie pour deux semaines de vacances.


Au programme, l'Est de l'île de Java, les plages paradisiaques de l'île de Bali, les volcans de l'île de Lombok, les coraux des îles de Gili, les varans de l'île de Komodo... bref beaucoup d'îles, et inch'allah, plein d'histoires à raconter, plein de souvenirs à partager, et plein de photos à vous montrer.

 

Dans les deux semaines prochaines, il ne devrait donc pas y avoir trop d'articles sur le blog, mais je me rattraperai en rentrant !
En tous cas, je penserai bien à vous !